Le secteur de l’aide à domicile en difficulté

LES SERVICES A LA PERSONNE :

ETAT DES LIEUX

Comme le stipule l’article du journal « Le Monde » du 10 février 2010 « Le secteur associatif de l’aide à domicile pour les personnes âgées et handicapées (300 000 salariés environ) va mal. Le 22 janvier, le CODAPA, une importante association d’Eure-et-Loir, a été mis en liquidation, entraînant le licenciement de 250 auxiliaires de vie » Le président du conseil général de Saône et Loire a décidé de lever un « impôt local 5ème risque » en faveur des personnes âgées et handicapées. Cela permettra de financer l’aide à domicile (APA) Une table-ronde a été organisée par la DGAS (nouvellement DGCS), le 22 décembre dernier sur le financement de l’aide à domicile, les organisations présentes ont été unanimes pour dénoncer les difficultés actuelles du secteur. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : déjà 60 000 personnes aidées et 10 000 salariés d’une centaine de structures sont touchés. Les premières indications recueillies sur les budgets montrent que la situation risque de s’étendre très vite à près de 400 structures. Ces difficultés vont avoir, à court et moyen terme, des effets dévastateurs :

– Pour les personnes ou les familles aidées : limitation des plans d’aide, des plans personnalisés de compensation ou encore des motifs d’intervention pour les familles engendrant la diminution des durées d’intervention à domicile. Ce processus entraîne une remise en question de l’accessibilité pour tous aux prestations et aux services, de la qualité des services assurés auprès des personnes fragiles et accentue les risques de maltraitance.

– Pour les structures et pour leurs salariés : remise en cause des efforts de qualification menés depuis 10 ans dans le secteur et détérioration des conditions de travail pour les salariés, ainsi qu’une menace de destruction d’emplois de proximité et de qualité.

– Pour les politiques publiques : « détricotage » de l’action sociale de proximité, certaines structures devant envisager d’abandonner les prises en charge les plus onéreuses (populations les plus fragiles, isolées, moins accessibles) et se trouvant alors dans l’incapacité d’assurer les missions d’intérêt général et d’aménagement du territoire comme elles le font depuis de nombreuses années. Côté Familles évolue, au même titre que les autres associations dans un secteur très concurrentiel. Actuellement nous mettons en place un plan d’action qui nous permettra, nous l’espérons, de :

– Collaborer avec de nouveaux partenaires,

– Etre plus visible sur le marché,

– Continuer à réaliser des prestations de qualité en répondant au mieux aux demandes formulées par les particuliers.

La mutualisation des compétences et du travail avec d’autres structures partenaires nous semblent inévitable pour nous maintenir dans cet environnement difficile. La réflexion est lancée au sein de Côté Familles et vos idées et observations sont les bienvenues pour nous aider.